« Se défendre ou se justifier est le premier acte de guerre»... quelle drôle de phrase, n’est-ce pas ?
La première fois que j’ai entendu cette phrase, la mécréante que je me s’est dit « mouaif... enfin l’attaque c’est tout de meme ça, le premier acte de guerre, qu’est ce qu’elle raconte ? ».
Et puis j’ai écouté, j'ai observé et alors j’ai réalisé...
Dans ma vie, j’ai vécu bien des conflits avec ceux que j’aime. Et souvent j’ai raconté (aux autres et à moi-même) combien, vraiment, c’est eux qui avaient commencé, c’est eux qui l’avaient cherché, j’étais la victime d’une attaque, d’un abus et il fallait bien que je me défende, non ?
Mais si je regarde à nouveau ces situations, ce que beaucoup ont en commun c’est : untel dit/fait quelque chose que j’estime violent, insultant et je réagis au quart de tour... Si ces mêmes personnes avaient fait précisément la même chose et que j’avais juste inspiré, expiré et continué mon chemin, il n’y aurait pas eu de guerre. C’est ce que Bouddha appelle « refuser le cadeau qui vous est proposé » ce cadeau de colère et de conflit.
Il y aurait peut-être eu une rupture car cela ne me convient pas d’avoir des relations violentes, une rupture pleine de paix et de lucidité sur le fait que cela ne fonctionne pas... mais pas de guerre. La guerre vient quand je me sens piquée, attaquée, quand je dois défendre mon identité. Je Je Je, Moi Moi Moi...
Depuis je fais très attention à ses élans quasi irrésistibles que j’ai, quand je veux défendre ou justifier. Ces « oui mais » brulants qui jaillissent si rapidement que je n’arrive pas toujours à les freiner et que je sers parfois de manière si adroite. Si la personne à raison, ne serait-ce pas plus intéressant de regarder avec elle ce qu’elle a à me dire sur moi que je ne voyais pas clairement ? Si la personne a « tort » d’après moi, ne puis-je pas plutot écouter ce qu’elle a à dire et rester en lien ?
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J’ai longtemps été déstabilisée par les grandes envolées
philosophico-lyriques sur le fait qu’on ne peut aimer autrui sans s’aimer soi même.